LA MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE

La pensée taoïste dont est issue la médecine traditionnelle chinoise est ancienne de plusieurs milliers d’années.

En effet, le Huangdi Nei Jing, qui est l’un des ouvrages les plus célèbres de médecine chinoise (et également le plus long), daterait de plusieurs siècles avant notre ère. Il se présente comme un dialogue entre l’empereur jaune et son médecin. Selon la tradition chinoise, ce personnage mythique Hangdi (l’empereur jaune) aurait régné il y a plus de 4600 ans.

La médecine chinoise s’inspire des transformations de l’univers pour comprendre le fonctionnement du corps humain. Il s’agit d’observer les phénomènes dans la nature et dans l’homme et de découvrir des liens cachés afin d’établir une théorie. L’expérimentation permet ensuite d’observer pour confirmer ou non la théorie. C’est comme ça que sont nés les grands concepts de la médecine traditionnelle chinoise, tels que le yin yang, le Qi, les méridiens, les cinq mouvements, les trois trésors…

Une fois que le praticien a déterminé ce qui dysfonctionne dans le corps, il va choisir les outils de la médecine chinoise les plus adaptés pour réaliser son traitement. Les outils principaux de la médecine chinoise sont le Tuina, l’acupuncture, le Qi Gong, la diétothérapie et la pharmacopée. Mais il existe de nombreux outils complémentaires comme la réflexologie, les ventouses ou encore les guashas. Comment se déroule une séance ?

Certains ont tendance à penser que la médecine chinoise n’est pas adaptée à nous, occidentaux. Ce n’est pas juste, car c’est une médecine qui prend en compte l’Homme dans son environnement, c’est-à-dire l’endroit où il vit, mais aussi son mode de vie et son alimentation, ainsi que l’impact de sa culture et ses émotions. La médecine chinoise n’est pas une « médecine pour les Chinois » mais une manière d’observer et de comprendre la vie et les déséquilibres du corps issue d’une pensée, en effet très différente de notre culture occidentale.

En France, la pratique de la médecine chinoise n’est pas légiférée et certains outils comme l’acupuncture ou la pharmacopée restent controversés. Cependant, grâce aux différentes fédérations, la situation évolue. Depuis 2018, des consultations de médecine traditionnelle chinoise sont organisées par le centre hospitalier d’Alès, où des médecins et des praticiens de médecine chinoise travaillent main dans la main. Un hôpital de Metz a suivi et, pendant les confinements, des praticiens de médecine chinoise sont intervenus dans ces établissements,  mais également dans d’autres, pour offrir des soins aux soignants et ainsi les aider à traverser ces périodes difficiles.